Plusieurs cas de polioencéphalomyélite causés par le Sapelovirus porcin (PSV) ont été rapportés récemment dans des élevages québécois.

Le PSV est un virus à ARN de la famille des Picornaviridae. Il est étroitement apparenté à des virus du genre Enterovirus et a été précédemment connu comme l’entérovirus porcin 8 (PEV-8). Les porcs domestiques et sauvages sont les seuls hôtes connus du PSV.

Les infections par le PSV commencent dans le petit intestin où le virus se multiplie. Le principal mode de transmission du virus est la voie fécale-orale. Comme le virus est très résistant dans l’environnement, les objets contaminés jouent également un rôle. Le PSV a été mis en évidence dans les matières fécales de porcs en santé, particulièrement des porcelets sevrés, au Brésil, en Italie, Espagne, Australie et USA.

Des souches pathogènes de PSV ont été rapportées en Chine, Corée du Sud, Royaume Uni et USA. Celles-ci peuvent causer des signes cliniques tels que diarrhée, pneumonie, polioencéphalomyélite et troubles reproducteurs (syndrome SMEDI). Le rôle pathogène du PSV, plus particulièrement comme cause de polioencéphalomyélite, est mal compris. Il n’existe pas de données concernant la morbidité et la mortalité des infections par le PSV.

Les polioencéphalomyélites induites par le PSV affectent principalement des porcelets de 8 à 12 semaines. Les porcs malades présentent une ataxie des membres antérieurs et postérieurs qui progresse en faiblesse généralisée et décubitus latéral. La mort peut survenir 2 à 5 jours après l’apparition des signes cliniques. De la morbidité et de la mortalité jusqu’à 20% ont été rapportées. Aux USA, les laboratoires de diagnostic de ISU, SDSU, KSU et UMN rapportent chaque mois 1 à 5 cas de polioencéphalomyélite associée au PSV.

Les lésions observées lors de polioencéphalomyélites associées au PSV sont similaires à celles rencontrées lors d’infections par d’autres virus neurotropes tels que le Pestivirus atypique porcin (APPV), les Entérovirus porcins (PEV), le Teschovirus porcin (PTV) et l’Astrovirus porcin type 3. La polioencéphalomyélite est généralement subaiguë, multifocale et non suppurée.

La méthode RT-PCR (Reverse transcriptase polymerase chain reaction) est couramment utilisée pour détecter le virus dans les matières fécales ou les tissus nerveux. Les échantillons du système nerveux central (SNC) à examiner sont le cerveau et la moelle épinière. La méthode d’hybridation in situ a également été utilisée pour démontrer la présence du virus dans le SNC.

Un test RT-PCR en temps réel permettant de détecter le virus dans des échantillons de matières fécales ou de tissus nerveux est désormais disponible chez Biovet.

N’hésitez pas à nous contacter pour des informations complémentaires.

 

Références

  1. Arruda PH, Arruda BL, Schwartz KJ, et al. Detection of a novel sapelovirus in central nervous tissue of pigs with polioencephalomyelitis in the USA. Transbound Emerg Dis. 2017 Apr;64(2):311-315.
  2. Leme RA, Silva DR, Lorenzetti E, et al. Longitudinal survey of Teschovirus A, Sapelovirus A, and Enterovirus G fecal excretion in suckling and weaned pigs. Braz J Microbiol. 2019;50(1):321-327.
  3. Li Y, Du L, Jin T, Cheng Y, et al. Characterization and epidemiological survey of porcine sapelovirus in China. Vet Microbiol. 2019; 232:13-21.
  4. Schock A, Gurrala R, Fuller H, et al. Investigation into an outbreak of encephalomyelitis caused by a neuroinvasive porcine sapelovirus in the United Kingdom. Vet Microbiol. 2014;172(3-4):381-9.

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  • Rapide. Résultats obtenus en moins de 90 minutes.
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  • Documentation détaillée, y compris le mode d’emploi, le protocole rapide et certificat d’analyse.

Pour plus d’informations, lisez nos feuillets techniques sur chaque trousse ou contactez-nous.


Nous voulons vous informer que nous allons prochainement mettre en service un nouveau test PCR en temps réel (qPCR) pour la détection du virus du SRRP. Comme le précédent, ce test a été développé à l’interne.

Le nouveau test permettra encore de détecter et différencier les virus de type 1 (européen) et 2 (nord-américain) dans la même réaction. Même si seules des souches de type 2 ont été détectées jusqu’à présent au Canada, les deux types sont présents dans de nombreux pays, notamment les USA. Par conséquent, il est important de pouvoir détecter les deux types de souches et de pouvoir les différencier immédiatement sans avoir à recourir au séquençage.

À l’intérieur de chaque type du virus du SRRP, il existe une grande diversité de souches qui évoluent par ailleurs constamment. Cette caractéristique constitue un défi important pour les tests de détection comme la PCR. Par rapport au test précédent, le nouveau test inclut davantage d’amorces et de sondes et leur composition a été diversifiée. Ces changements procurent au nouveau test de meilleures sensibilités diagnostique et analytique.

La concentration du virus dans les échantillons constitue une information intéressante dans certaines circonstances. Jusqu’à présent, celle-ci était exprimée en TCID50/mL. Cette unité n’est malheureusement pas très intuitive. Désormais, elle sera plutôt exprimée en copies génomiques/mL ce qui devrait être plus compréhensible. Par ailleurs, nous fournirons également les valeurs des Ct (cycle threshold) comme pour nos autres tests qPCR.

Nous sommes confiants que ce nouveau test répondra encore davantage à vos besoins.

N’hésitez pas à nous contacter au besoin pour des informations complémentaires.


La présence de certaines bactéries dans la semence de verrat prête à l’emploi peut avec le temps affecter la qualité de celle-ci. En conséquence, l’utilisation de semence contaminée peut résulter en une faible fertilité (retours en chaleurs) et des endométrites (écoulements vaginaux) chez les truies inséminées.

La plupart des bactéries présentes dans les semences prêtes à l’emploi contaminées appartiennent à la famille des Enterobacteriaceae. Parmi celles-ci, Serratia marcescens est probablement la plus importante en raison de son effet spermicide intense et de sa résistance à la plupart des antimicrobiens utilisés dans les dilueurs.

La détection de Serratia marcescens dans la semence de verrat ou les équipements de laboratoire est généralement réalisée par culture. Cependant, cette procédure est longue (48-96 heures) et elle ne détecte que les bactéries vivantes.

Durant les dernières années, la méthode PCR a été utilisée pour détecter de façon rapide et fiable la présence de différentes espèces bactériennes dans une grande variété d’échantillons, incluant la semence.

Les tests PCR sont également très sensibles et ils détectent les bactéries mortes comme vivantes.

Chez Biovet, nous avons développé un test PCR en temps réel (qPCR) qui permet de détecter rapidement (< 24 heures) et précisément (< 10 ufc/mL) la présence de Serratia marcescens dans différents échantillons.

Ces échantillons peuvent consister en des semences fraîches ou diluées et des échantillons environnementaux.

Le volume minium requis est de 10 mL.

Le test est réalisé tous les jours, du lundi au vendredi.

Les résultats sont disponibles dans les 24h suivant la réception des échantillons.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’information.


Le Dr René Lallier, président de Biovet est heureux d’annoncer la nomination de M. Jules Lallier, BAA, MHK à titre de directeur des ventes.

Monsieur Lallier a fait ses débuts chez Biovet à l’été 2005 en occupant diverses fonctions (service à la clientèle, réception des échantillons, etc.). Depuis quelques années, il s’est démarqué à titre représentant dans le secteur des Animaux de compagnie, bovins au sein de l’équipe des ventes. Nous sommes convaincus que son expertise jumelée à son professionnalisme se révéleront des atouts précieux dans ses nouvelles fonctions.

Voir le communiqué

© Photo : Patrick Roger, photographe


Biovet est fière d’annoncer que son laboratoire de microbiologie agroalimentaire a obtenu une nouvelle certification du Conseil Canadien des Normes (CCN) conformément aux exigences CAN-P-1587 et CAN P 4E (ISO/CEI 17025). Celle-ci concerne une méthode standardisée pour l’isolement et la culture du genre Salmonella Enteritidis dans les échantillons environnementaux d’origine avicole, laquelle est approuvée par l’ACIA.1

Biovet opère un laboratoire accrédité par l’ACIA et le CCN2 offrant une gamme complète de services d’analyses vétérinaires et agroalimentaires. Ses laboratoires sont ouverts 6 jours et fonctionnent 7 jours sur 7. De plus, elle dispose d’un service de cueillette efficace qui assure le transport des échantillons au Québec dans les plus brefs délais et ce, même en région.

Pour plus d’information, contactez-nous.

1 ACIA : Agence canadienne d’inspection des aliments
2 Voir portée de notre accréditation sur notre site, dans la section agroalimentaire.


Biovet vous offre maintenant des profils digestifs canin et félin AMÉLIORÉS avec l’ajout de deux pathogènes.* Ces tests PCR en temps réel pour la détection des principaux agents infectieux du tractus digestif du chien et du chat sont toujours effectués dans nos laboratoires afin d’obtenir des résultats rapides.

Chacun des éléments de ces profils peut être commandé individuellement. De plus, ces nouveaux profils peuvent être réalisés en combo avec une parasitologie afin de permettre de détecter encore plus d’agents infectieux!

Les profils :

Profil digestif Canin:

* C.perfringens toxA
Campylobacter jejuni
* Circovirus canin
Coronavirus entérique canin
Parvovirus type 2 canin
Cryptosporidium spp
Giardia spp
Salmonella spp

 

Profil digestif Félin

* C.perfringens toxA
Campylobacter jejuni
Cryptosporidium spp
Coronavirus Félin
Virus de la panleucopénie féline
Giardia spp
Salmonella spp
* Rotavirus A
Toxoplasma gondii
Tritrichomonas blagburni

Échantillon: 5 grammes de selles fraiches réfrigérées.
IMPORTANT: éviter le contact des matières fécales avec de la litière.

Délai: 48-72 heures suivant la réception des échantillons, du lundi au vendredi.

Pour plus d’informations, contactez-nous.


Il y a maintenant trois guides : un pour les Animaux de compagnie et exotique, un pour les Bovins, ovins et caprins et un tout nouveau guide pour les équins.

Vous les trouverez dans les sections Animaux de compagnie – équin et Animaux d’élevage, pour les bovins et autres ruminants.

Notez que les prix seront en vigueur le 1er mars 2019.


La diarrhée des jeunes bovins peut être causée par de nombreux agents infectieux (virus, bactéries ou parasites).

L’identification des agents impliqués est importante en vue de mettre en place les mesures de contrôle appropriées.

Nous avons développé un ensemble de tests PCR en temps réel (qPCR) qui ciblent les huit agents suivants parmi les plus importants:

  • E. coli K99 (F5), Salmonella spp
  • Rotavirus type A, Coronavirus bovin, BVDV, Torovirus
  • Giardia spp, Cryptosporidium spp

Les tests qPCR sont plus sensibles que les tests traditionnels tels que les tests « antigen capture ELISA » ou immunochromatographiques.

De plus, les résultats sont restitués de manière quantitative sous la forme de Ct (cycle threshold). Les Ct sont inversement proportionnels à la concentration des agents concernés :

  • Ct > 35 : négatif
  • 30 < Ct < 35 : charge faible
  • 25 < Ct < 30 : charge moyenne
  • Ct < 25 : charge élevée

Les échantillons à soumettre sont des matières fécales prélevées en début de signes cliniques (minimum 5 g dans un contenant hermétique). Celles-ci doivent être réfrigérées (4-8°C).

Les tests seront réalisés 3 fois par semaine

N’hésitez pas à nous contacter pour des informations complémentaires.

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